11/03/2016

Quai A ligne 11

Wans_1382799085_image.jpgIl faut dire  qu'en  un  peu  plus de deux ans j'ai appris à connaître la ligne   !  

Les lenteurs  dans le trafic aux heures de pointes, les détours dans les petites rues  oubliées des  commerces,  les montées  en  palier vers  le haut  de la  ville. Le public  disparate :   les mères   bigarrées  de la cité  des fleurs,  les  élèves  bruyants  de l' athénée,  les petites  dames   âgées un  peu chic  des hauteurs... 

Et puis   il y a   celles et ceux  qui  descendent au terminus. Femmes  au regard vague, les mains parfois agitées de légers tremblements  qui rentrent, mécontentes ou soulagées,  après  leur  sortie  autorisée.

D'autres, comme moi,  viennent  simplement  en visite.  Une minorité   puisque  seulement les  deux services fermés  hébergent des hommes. On nous reconnaît au sac  lourd  qui fait  la  navette  du linge....

Au début,  ces  trajets   m'affectaient, je l'avoue .

Mais petit  à petit,  ces détresses   humaines  ont  agi  à  l'inverse sur mon  moral. Je prenais conscience   de  que   qui pouvait arriver   quand on  avait  pas la force  de réagir  et  au retour , je  quittais   le  bus avec   une  envie  de vivre sans faille.

C' était encore le cas hier   ....

Commentaires

Francine, une condisciple de l'école normale était mariée avec un homme de 10 ans son aîné. Elle l'est toujours d'ailleurs: l'homme a 91 ans maintenant. Chaque après-midi Francine va voir son mari au home (il y est depuis 10 ans). Il ne parle pas, sourit vaguement, ne se plaint de rien. J'ai du respect pour Francine car moi je sais que ce type là n'a pas toujours été correct avec elle !

Écrit par : godelieve | 12/03/2016

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